Monument aux morts d'AmpsinCe monument a été érigé en 1920 pour rendre hommage aux soldats de la guerre 14-18.https://bibliotheca.amay.be/pppw/le-patrimoine-militaire-et-la-commemoration/les-monuments-aux-morts/monument-aux-morts-dampsinhttps://bibliotheca.amay.be/pppw/le-patrimoine-militaire-et-la-commemoration/les-monuments-aux-morts/monument-aux-morts-dampsin/@@images/image-1200-c3eebe3f3f015f3ca8546ca04c3f6eb0.png
Monument aux morts d'Ampsin
Ce monument a été érigé en 1920 pour rendre hommage aux soldats de la guerre 14-18.
Informations
Ce monument est dit patriotique : il exalte le sacrifice et la gloire des soldats.
Description :
Face à l’église d’Ampsin, au centre de la place, s’érige le monument aux morts de la guerre 14-18. Réalisé par le sculpteur Edmond Falise1, et inauguré en septembre 1920, il présente un soldat brandissant son drapeau vers le ciel, tout en écrasant de son pied le symbolique casque à pointe allemand.
Plusieurs plaques énumèrent les différents disparus :
A nos soldats morts pour la patrie, sur la face avant;
Aux défenseurs de la patrie, sur les faces droite et gauche;
Aux jeunes gens capturés à la frontière en voulant rejoindre l'armée belge2, sur la face arrière;
Hommage aux combattants résistants 1940 et déportés de la guerre 1945, ajouté au pied du monument.
Symbolisme :
Le soldat est le symbole de l’héroïsme national. Il apparait dans l’iconographie du monument commémoratif de plusieurs manières.
Ici, l’artiste a choisi une attitude agressive, presqu’offensive, pour évoquer le courage, la détermination et la bravoure des soldats.
Le soldat symbolise également le sacrifice des anonymes sans sépulture, qui ne peuvent être célébrés individuellement.
Sur la plaque avant, un flambeau, symbole sépulcral, sépare les deux colonnes de noms.
Anecdote :
Au début de la Seconde Guerre mondiale, on enterre le monument dans le jardin du presbytère situé rue du Château afin de sauver le monument de la fonte qui aurait permis à l’envahisseur de récupérer le métal. Lors de la Libération, le monument sera remis en place mais la statue y aura perdu le bout de sa baïonnette.
1. Sculpteur né à Huy en 1873 et décédé à Liège en 1948. Il a réalisé de nombreux monuments commémoratifs pour Liège et les communes voisines comme, à titre d’exemple, Amay, Antheit, Visé ou encore Huy.
2. Fin décembre 1914, lors de l’appel d’Albert 1er et du cardinal Mercier à rejoindre le front de l’Yser, des patriotes s’organisent en filières clandestines d’évasion par la frontière hollandaise, afin de permettre aux jeunes mobilisables de répondre à l’appel de leur souverain. La tâche des “guides” ou “passeurs” est particulièrement dangereuse car la frontière est très sécurisée, notamment par la police secrète qui chasse les espions tout en surveillant les expatriés belges.