Monument aux morts d'Amay

Monument aux morts d'Amay

Inauguré le 20 septembre 1925 au cœur de l’ancien cimetière d’Amay, ce monument commémoratif rend hommage aux soldats amaytois morts pour la patrie durant la première Guerre mondiale. Des plaques additionnelles ont été ajoutées plus tardivement au monument, pour ceux tombés durant la seconde Guerre mondiale.

Informations

Description :

Réalisé par Edmond Falise, ce cénotaphe1 se compose de deux parties.

La partie inférieure est un socle rectangulaire imposant dont le corps central évoque l’ouverture d’un mausolée avec ce travail de la pierre donnant de la perspective. Au-dessus de cette porte suggérée, on lit l’inscription Amay, À ses enfants morts pour la patrie. Entourant l’inscription centrale sont gravées les dates 1940-1945, ajoutées après la seconde Guerre mondiale.  

Les parties droites et gauches du socle se présentent de manière similaire. Une frise de feuilles de laurier et de chêne s’étend horizontalement sur la partie supérieure du socle. Une cartouche en relief portant une date scinde son centre : 1914 d’une part, 1918 de l’autre part. Sous la frise, sont inscrits les noms des soldats disparus.  

Sur la partie latérale du socle, on devine une tête de lion ornée de feuilles de chêne et de laurier.

La partie supérieure est consacrée à une sculpture représentant une femme voilée déposant un linceul sur un soldat inerte. On lit la tristesse et la douleur sur les traits de la femme. La signature du sculpteur est inscrite sous la tête du soldat.

 

Symbolisme :

La Pietà évoque une femme portant son fils dont elle pleure la perte. Il s’agit ici d’une allégorie de la patrie. Cette figure personnifie la reconnaissance d’une nation envers les combattants, illustrés par le soldat gisant. Cette représentation n’a pas vocation à dépeindre une scène victorieuse. Elle insuffle plutôt un sentiment de grand chagrin et de deuil.

On retrouve sur ce monument la présence de feuilles de laurier mais également de chêne.

D’un point de vue militaire, le laurier est signe de victoire. Il peut être présent sous forme de palmes ou couronnes. La palme, dans ce cas, renvoie à l’image du martyr tout en évoquant l’immortalité de l’âme. Son inscription sur les monuments marque une volonté de proclamer que les âmes des morts continuent de vivre dans les mémoires.

Les feuilles de chêne, quant à elles, évoquent les qualités de l’arbre du même nom : force, puissance, majesté, longévité et résistance.

Le lion est une figure animale célébrée pour sa force et son courage mais il est également l’emblème de la Belgique. Sa représentation dans les monuments traduit donc la force du pays durant les événements de 14-18.

1. Un cénotaphe est un monument funéraire élevé à la mémoire d’une ou d’un groupe de personnes. Sa forme et son ornementation évoquent la crypte sépulcrale, mais, contrairement à un mausolée, il ne comporte pas de corps. Les monuments aux morts sont souvent des cénotaphes.

Catégorisation
Villages Amay
Périodes 20ème siècle » 1920 - 1929
Type de patrimoine Funéraire, Militaire
Thématiques Histoire, Histoire » 1ère Guerre mondiale 1914-1918, Histoire » 2ème Guerre mondiale 1940-1945, Petit Patrimoine Populaire Wallon, Petit Patrimoine Populaire Wallon » 11. Patrimoine militaire et la commémoration, Petit Patrimoine Populaire Wallon » 11. Patrimoine militaire et la commémoration » 11.02. Monuments aux morts
Géolocalisation
50.550996381291284 ; 5.3113532066345215
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