Les avouésLa tour était la maison forte des avoués de la localité. Ces seigneurs laïcs aidaient les chanoines en intervenant dans les questions militaires ou judiciaires.https://bibliotheca.amay.be/patrimoines/patrimoine-monumental/la-tour-romane/les-avoueshttps://bibliotheca.amay.be/patrimoines/patrimoine-monumental/la-tour-romane/les-avoues/@@images/image-1200-896436bdacdfe7b1ebe2d5c74eec4e74.jpeg
Les avoués
La tour était la maison forte des avoués de la localité. Ces seigneurs laïcs aidaient les chanoines en intervenant dans les questions militaires ou judiciaires.
Informations
Les avoués d'Amay :
Sous l’Ancien Régime, Amay était gouvernée par un chapitre de neuf chanoines. Leurs maisons canoniales entourent encore la Collégiale. Ce chapitre dépendait de la seigneurie épiscopale de Saint-Lambert. Des seigneurs laïcs, les avoués (ou voués), avaient pour rôle de rendre justice et de prendre les armes ; les hommes d’Église n’y étant pas autorisés. Si la plupart des avoueries cessèrent d’exister à la fin du Moyen-Âge, les avoués amaytois exercèrent jusqu’à la Révolution française, de 1789 à 1795, suite à laquelle on assite à la séparation de l’Église et l’État.
Le premier avoué connu à Amay est un certain Raoul, cité en 1235 comme advocatus amaniensis (avoué d’Amay).
Cette fonction héréditaire fut transmise aux Waroux-Warfusé, puis aux Hosden et enfin, au XVe siècle, sans interruption, à la famille Périlheux-Roxhelée-Montjoie.
Le dernier descendant de cette lignée était le baron de Rochelée dont la fille, Aimée (1812-1892), épousa Joseph Ramoux, bourgmestre d’Amay et médecin qui œuvra pour améliorer les conditions sanitaires des Amaytois.
Adolphe Grégoire, bourgmestre d’Amay de 1854 à 1886 et son fils Gaston, gouverneur de la Province de Liège de 1919 à 1927, descendent de cette même lignée.
Souvent mayeurs d’Amay ou présidant la cour de justice du Chapitre cathédral, ils étaient également d’importants propriétaires fonciers.
Au service du chapitre de chanoines amaytois, on peut encore observer les dalles funéraires qui honorent leurs morts au sein de la collégiale.
La rémunération
Dans un compte rendu du Chapitre de Saint-Lambert daté de 1411, il est indiqué que “l’avoué a pour sa vouerie le tiers des amendes”.
Les édifices amaytois liés aux avoués :
Le château de Stockem (à gauche) a été occupé par de grandes familles d’avoués, les Delcominette et les de Rochelée. Gasparine de Rochelée épousa dans les années 1800 le baron Léopold de Stockem qui a modifié et donné son nom à la demeure. Aujourd’hui, les armes des de Rochelée sont toujours présentes sur le fronton triangulaire de la propriété.
La maison dite du Voué (à droite) est un ancien corps de logis du XVIIe siècle. Il faisait partie de la ferme de la Bassecour, aujourd’hui disparue. Cette maison fût occupée par un avoué qui y demeurait plutôt qu’à la Tour Romane, dont le confort était plus rudimentaire.
L’hôpital des pauvres (en bas), autrefois appelé “Cense aux Champs”, a été fondé au XVe siècle par Henri de Hosdent, avoué, mayor d’Amay en 1414 et 1415, puis de Huy jusqu’à sa mort en 1433. Ce dernier l’a légué à la Ville d’Amay par testament dans lequel il confirme la fondation d’un hôpital qu’il a fait en “amon de la vilhe, devant le puche (le puits), pour y hébergier et ahecier les poevres gens”. Dans les archives du ban d’Amay de 1459, des documents mentionnent “l’ospitalle d’Amay”.