La collégialeLa collégiale est considérée comme patrimoine exceptionnel de Wallonie et est classée comme monument depuis le 1er août 1933.https://bibliotheca.amay.be/patrimoines/patrimoine-monumental/la-collegiale-saint-georges-et-sainte-ode/la-collegialehttps://bibliotheca.amay.be/patrimoines/patrimoine-monumental/la-collegiale-saint-georges-et-sainte-ode/la-collegiale/@@images/image-1200-495b05432d62fa3fc48fcca4ace6dd3a.jpeg
La collégiale
La collégiale est considérée comme patrimoine exceptionnel de Wallonie et est classée comme monument depuis le 1er août 1933.
Informations
La construction de la collégiale :
L'emplacement de la collégiale a été occupé dès la fin de l'âge du fer. Des ruines d'époque gallo-romaine ont été découvertes sous les fondations. On a longtemps pensé qu'il s'agissait d'une villa mais cette théorie est remise en question. Les recherches et les hypothèses sont toujours en cours.
L'édifice chrétien date de l'époque mérovingienne. L'érection du premier sanctuaire est attribuée à sainte Ode, un fait attesté par le testament d'Adalgisel-Grimo daté de l'année 634. Il y évoque une basilique construite au sein d'Amay. La basilique serait devenue une collégiale lors de l'installation d'un chapitre de chanoines. On évalue la construction d'un nouvel édifice vers 1089. Il faudra cependant attendre 1892 pour attester ce fait par le biais d'archives. En effet, un texte d'Amédée de Ryckel informe que "vers 1089, sous l'évêque Henri de Verdun, l'église d'Amay fut réparée et augmentée de nouveaux revenus".
Cette datation peut également être attestée par des faits historiques. En effet, la seconde moitié du XIe siècle est marquée par le développement de l'art roman en architecture. Parallèlement, de nombreuses réformes sont entreprises par la papauté, de nouveaux ordres apparaissent (cisterciens, chartreux, ...). C'est également l'époque de la première croisade.
Amay développe à cette période un climat favorable au développement économique. Les archives témoignent du fleurissement du commerce et de la puissance d'une bourgeoisie locale. De plus, la politique menée par le prince-évêque de Verdun encourage de nombreuses fondations religieuses. La fondation de l'abbaye de Flône (datée entre 1079 et 1091) peut avoir encouragé le développement de l'église amaytoise.
L'évolution de la collégiale :
La collégiale a subit de nombreuses modifications, visibles par la diversité des matériaux. Les différents matériaux, et leur disposition, indiquent les époques de construction ainsi que les remaniements opérés. Ainsi le grès évoque-t-il l'époque romane alors que le calcaire était utilisé aux XVI, XVII et XVIIIe siècles. Le vaisseau central de la nef et les deux tours latérales sont les parties les plus anciennes de l'édifice. On sait toutefois que la tour nord a été modifiée, ce qui est attesté par les différentes techniques de construction. D'autres modifications sont à noter. En voici quelques-unes :
en 1525, le chanoine Regnier Mollin érige la grande tour médiane afin de consolider les deux tours latérales ;
en 1608, les charpentes des tours latérales sont modifiées, celle de la tour médiane en 1674, lors du rehaussement de la tour ;
au XVIIe siècle, des travaux sont effectués dans le chœur ;
en 1771 et 1772, Lambert van den Steen intègre deux nouveaux portails sur les façades des tours latérales qui leur permettront un soutien supplémentaire. A cette occasion, une nouvelle voie est créée pour libérer l'accès de la façade nord : la rue Entre-deux-Tours ;
van den Steen ajoutera aussi une nouvelle charpente sur le vaisseau central de la nef et effectuera une reconstruction des bas-côtés et des bras du transept.
L'église d'Amay a évolué très lentement. Étant conservatrices, les sociétés de l'époque étaient radicalement opposées aux changements extrêmes. Seule la tour médiane modifiera profondément l'aspect de la façade. Les changements postérieurs n'impacteront que faiblement les volumes anciens et conserveront une certaine harmonie architecturale.