Histoire de la Nouvelle Céramique

Histoire de la Nouvelle Céramique

Les sols amaytois regorgent de ressources naturelles exploitables. La Nouvelle Céramique est l'une des entreprises qui a su en tirer profit.

Informations

L'entreprise : 

En 1908, la Nouvelle Céramique s'établit entre le chemin de fer (la ligne Paris-Berlin) et la Meuse. Cet emplacement idéal a permis à l'industrie de développer rapidement ses exportations. La proximité avec le port d'Anvers a également offert la possibilité d'une extension internationale de la commercialisation. 

Dès 1909, La Nouvelle Céramique se munie de machine à vapeur, à la pointe de la technologie de l'époque. La large mécanisation de l'usine lui a également permis d'acquérir une bonne réputation dans et hors de nos frontières. La céramique amaytoise a, en effet, été introduite dans de nombreux pays. Plusieurs ouvrages mentionnent les carreaux de la Nouvelle Céramique intégrés dans des bâtiments à l'étranger. 

Environ 200 ouvriers étaient employés pour la fabrication des produits. L'usine se fournissait en terre glaise extraite de l'argilière Chez Fagot, située rue François Droogmans, face au Pré Quitis. Par la suite, la terre glaise sera importée d'Allemagne.

L'argile était ensuite travaillée pour produire différents types de carreaux : de pavement en grès cérames fin vitrifiés unis ou à décors incrustés, des petits carreaux de mosaïques en céramique. Les archives mentionnent également des plaquettes extrudées pour les revêtements de façade, des céramiques architecturales et des dalles d'usine. 

La Nouvelle Céramique a fermé ses portes le 30 avril 1966. Deux ans plus tard les bâtiments sont démolis. La concurrence étrangère qui, dès les années 1940, propose des importations massives de carrelages à plus faible coût, a eu raison de l'entreprise locale. 

 

Aujourd'hui, il reste de cette entreprise locale les jolis motifs encore visibles sur les façades de la région ou ornant certains intérieurs de maisons anciennes. L'Office du Tourisme d'Amay travaille actuellement au recensement des catalogues de l'usine pour identifier ce qu'il reste de la production. 

Le procédé de fabrication :

Les hommes travaillaient aux "presses" et produisaient les assiettes de pavé, généralement des carreaux de 10 par 10 ou 15 par 15 cm, bien que d'autres formats existaient aussi. 

Les femmes s'occupaient du décor. Pour les carreaux à dessins, les ouvrières plaçaient un cadre métallique comportant les tracés du décor sur le pavé. Un mélange de poussière de terre glaise et de couleurs était soufflé dans les rainures du cadre à l'aide d'une machine.

Cette production trop coûteuse est remplacée par des pavés flammés. Cette technique consiste à souffler, avec une machine, des poudres de terres glaises de diverses couleurs dans un moule. Le mélange des tons donnait cet effet "flammés". 

Une fois prêts, les carreaux passaient au séchoir puis au four. La cuisson s'effectuait à température élevée, entre 1100 et 1200°C. Les cuiseurs, qeuheux en wallon, s'occupaient des fours. Il fallait plusieurs jour pour cuire une fournée. Une fois refroidis, les pavés étaient sortis puis triés. Les carreaux étaient ensuite bottelés par pile de 320 pièces par les botteleuses et emballés pour être expédiés. 

Après la guerre de 1914 - 1918, le monopole de la distribution pour la région Huy-Waremme a été accordé à l'entreprise J & D Dumont. Après 1945, ils s'occupaient aussi de l'installation des carreaux. Le métier de carreleur est complexe puisque chaque pavé est différent, angles déformés, formes bombées ou creuses. Il fallait donc les calibrer avant installation. 

Aujourd'hui, les carreaux sont réalisés avec du béton et du ciment. Le procédé de fabrication est complètement changé et industrialisé. 

Catégorisation
Villages Amay
Périodes 20ème siècle » 1900 - 1909
Type de patrimoine Industriel
Thématiques Economie, Histoire
Géolocalisation
50.543094807189796 ; 5.313112735748291
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